Carmina de toute une vie

Paul Gravillon

Si l‘on ouvre les yeux

si l‘on regarde en face

n‘est-ce pas tout simplement

qu‘on a envie d‘avancer

de frayer son chemin

dans le dédale du monde

la forêt obscure

où il faut passer en force...

Si l‘on ouvre les yeux

n‘est-ce pas tout simplement

pour s‘ouvrir une voie

dans l‘épaisseur du monde

son sommeil

son secret...

PG.

 

L‘écriture pour Paul Gravillon est une passion. A son retour d‘Algérie, en 1960, il entre au journal Le Progrès de Lyon où il signera pendant ses 33 ans de carrière. Son travail de journaliste l‘a contraint à "ouvrir les yeux sur le monde", comme le Candide de Voltaire et ce fut pour lui un véritable "arrachement" à lui-même et à un paradis perdu  d‘innocence qui l‘obsède. Ces poèmes ici rassemblés sous le titre de "Carmina de toute une vie" semblent devenir à eux seuls la justification d‘un existant car la poésie, qui fait chanter la Vie, nous est nécessaire.

P-L S